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Comment arrêter un saignement de nez rapidement ?

Catégories : Secours

Un saignement de nez est un événement fréquent, souvent bénin, mais toujours impressionnant. Sa survenue brutale et la visibilité du sang génèrent rapidement stress et gestes inadaptés, alors même que sa prise en charge repose sur des principes simples et parfaitement codifiés. En matière de premiers secours, savoir gérer correctement un saignement nasal fait partie des fondamentaux, aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels.

Encore faut-il comprendre les mécanismes en jeu, adopter les bons réflexes et connaître les dispositifs spécifiquement conçus pour ce type de situation. Une mauvaise réaction peut prolonger le saignement, retarder la cicatrisation, voire provoquer des complications évitables.

Sommaire

  • Pourquoi le nez saigne-t-il si facilement ?
  • L’épistaxis : comprendre le mécanisme du saignement nasal
  • Les gestes immédiats pour arrêter un saignement de nez
  • Le rôle des mèches hémostatiques dans la prise en charge
  • Les erreurs fréquentes à éviter absolument
  • Quand faut-il consulter un professionnel de santé ?
  • Prévenir les récidives

Pourquoi le nez saigne-t-il si facilement ?

La muqueuse nasale est l’une des zones les plus vascularisées du corps humain. Sa fonction est essentielle : humidifier, réchauffer et filtrer l’air inspiré. Pour remplir ce rôle, elle est parcourue par un réseau très dense de petits vaisseaux sanguins, situés à faible profondeur sous la surface.

Cette particularité anatomique explique la fréquence des saignements, en particulier au niveau de la partie antérieure de la cloison nasale. La sécheresse de l’air, les variations de température, les infections ORL, les microtraumatismes répétés ou un simple mouchage trop énergique suffisent à fragiliser la muqueuse et à provoquer la rupture d’un capillaire.

Dans la majorité des cas, il s’agit d’un phénomène local, sans gravité, mais qui nécessite une prise en charge correcte pour éviter qu’il ne se prolonge inutilement.

L’épistaxis : comprendre le mécanisme du saignement nasal

Sur le plan médical, le saignement de nez est désigné par le terme épistaxis. Dans plus de 90 % des situations, l’épistaxis est dite antérieure, c’est-à-dire qu’elle provient de la partie avant de la cloison nasale. Ce type de saignement est le plus fréquent et le plus simple à contrôler par des gestes de premiers secours.

Plus rarement, l’épistaxis peut être postérieure. Elle concerne des vaisseaux plus profonds, touche davantage l’adulte ou la personne âgée et nécessite presque systématiquement une prise en charge médicale. Ces situations restent exceptionnelles mais doivent être connues pour ne pas être sous-estimées.

La distinction entre ces deux formes est importante : une épistaxis antérieure bien prise en charge doit s’arrêter rapidement. À l’inverse, un saignement abondant, prolongé ou récidivant doit toujours alerter.

Les gestes immédiats pour arrêter un saignement de nez

La prise en charge repose avant tout sur la compression mécanique du vaisseau responsable du saignement. La personne doit être installée en position assise, le buste droit et la tête légèrement inclinée vers l’avant. Cette position limite l’écoulement du sang vers l’arrière des voies aériennes et permet une meilleure observation de l’évolution du saignement.

La compression doit être réalisée en pinçant fermement la partie molle du nez, juste sous l’os nasal, pendant au moins dix minutes sans interruption. Ce temps est indispensable à la formation d’un caillot stable. Toute relâche prématurée compromet l’efficacité du geste.

Pendant cette phase, la respiration se fait par la bouche, sans parler ni se moucher. Dans la majorité des cas, le saignement cesse à l’issue de cette compression correctement réalisée.

Le rôle des mèches hémostatiques dans la prise en charge

Lorsque la compression manuelle est insuffisante ou difficile à maintenir, l’utilisation de mèches hémostatiques spécialement conçues pour les saignements de nez, comme les mèches à base d’alginate de calcium de type Coalgan, constitue une solution particulièrement adaptée.

Ces dispositifs sont conçus pour être insérés délicatement dans la narine qui saigne. Leur action est double : ils exercent une légère compression locale tout en favorisant l’hémostase par contact avec le sang. Contrairement aux matériaux improvisés, ces mèches respectent la muqueuse nasale et limitent le risque de relance du saignement au retrait.

Elles sont particulièrement recommandées dans les contextes professionnels, en collectivité, ou chez les personnes sujettes à des épisodes récurrents d’épistaxis. Leur présence dans une trousse de premiers secours représente un véritable atout en termes d’efficacité et de sécurité.

Les erreurs fréquentes à éviter absolument

Certaines pratiques, bien qu’encore très répandues, sont contre-productives. Pencher la tête en arrière est l’erreur la plus classique : elle ne stoppe pas le saignement et expose à l’ingestion ou à l’inhalation de sang.

Introduire du coton sec profondément dans la narine est également déconseillé. Ce geste irrite la muqueuse et peut arracher le caillot lors du retrait, relançant ainsi le saignement. De même, se moucher immédiatement après l’arrêt apparent est une cause fréquente de récidive.

Enfin, s’allonger ou rester en position allongée favorise l’afflux sanguin vers la tête et prolonge inutilement l’épistaxis.

Quand faut-il consulter un professionnel de santé ?

Un avis médical s’impose lorsque le saignement persiste au-delà de vingt à trente minutes malgré des gestes correctement réalisés, lorsqu’il est très abondant ou lorsqu’il survient à la suite d’un traumatisme facial.

Les personnes sous traitement anticoagulant, souffrant d’hypertension artérielle ou présentant des saignements fréquents doivent également consulter afin d’en identifier la cause.

Prévenir les récidives

La prévention repose sur la protection de la muqueuse nasale. Une bonne humidification de l’air ambiant, l’utilisation régulière de sérum physiologique et l’évitement des agressions mécaniques sont des mesures simples mais efficaces. Chez les personnes sujettes aux récidives, disposer de mèches hémostatiques adaptées permet une prise en charge rapide et sécurisée.

Ce qu’il faut retenir

Le saignement de nez, ou épistaxis, est le plus souvent bénin mais nécessite des gestes précis. Une compression correcte, une posture adaptée et l’utilisation de dispositifs hémostatiques conçus spécifiquement pour le nez permettent d’arrêter efficacement le saignement et d’éviter les récidives. En cas de doute, de persistance ou de contexte particulier, la consultation médicale reste indispensable.

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